les videos de l'anonyme

MA VIE MON OEIL 1963-2017


ultime mise à jour le 27_12_2017



... la normalité comme exigence ...


... être un amateur professionnel,
mieux qu'un professionnel amateur ... 








... à ne rien dire autant le clamer ...



... chez moi ...


le : 11-09-2014



mailto:contact@lanonyme.tv
le : 11-09-2009


... le travail ne rend pas libre ...








 
LES FILMS


ANALES ANNALES
http://vimeo.com/98751084
2013 62' 18" voyage intérieur.
Plongée dans l'univers intime de l'anonyme, à la croisée de nombres de chemins, sans rien inventer ni rien vouloir démontrer, s'essayer à écrire par images mentales, jouer des paradoxes à faire vibrer l'anti-doxa, dans le cadre d'une espèce audiovisuelle de voyage vécu au train d'une bande son brutalement profonde et rythmée, sombre comme les temps.  
Prises de vues, montage : l'anonyme. Sons : Marko KA, Hal, Stéphane, Stéphanie, Les Beurres et les Ordinaires. Mixage sons : l'anonyme.
 
THE CAMERAMAN remix
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=0Zmoo5CzB-o 
2012 8' 26" remix vidéo. 
Résultat d'une participation à une "battle" vidéo que l'anonyme à perdu en finale, où il était question de mixer des sources visuelles libres de droits d'auteurs et de fournir une bande son originale, pour cela l'anonyme s'est servi d'un monument du cinéma mondial, "L'Homme à la Caméra" illustré et colorisé des oeuvres de Hans Richter et de Len Lye. Pour le son, merci à Hal, une nouvelle connaissance et Marko KA qui s'en sont chargé. Prises de vues : Tziga Vertov, Hans Richter, Len Lye. Sons : Hal. Mixage sons : Marko KA.
 
REFLUXUS
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=KCEitFqkh5Y
2011 1' 18" installation vidéo. 
Réponse à la sollicitation des Vidéophages de créer un objet audiovisuel unique pour l'édition de leur "Faîte de l'Image" annuelle. En offrant cette mise en scène d'un avatar de ressac je pensais me faire insulter, passer pour un abscon contempourien, la vérité du terrain en fera mon plus grand succès public et populaire. Je dois encore au réel, de dire avoir pour la première fois, sans scrupule, utilisé un plan tourné par un autre avec un esprit de vengeance envers son auteur à cause d'une vieille embrouille.  
Prise de vue, son : JLUK. Installation : l'anonyme.

GREEN ME 
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=iZj2WROBrdk 
2011 4' 25" clip.
Un store vénitien, une jolie lumière, une mise au point en macro, un léger mouvement, cinq minutes de capture en plein HD, vingt secondes extraites, ralenties et montées en boucle sur ordinateur, une toute première composition musicale.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
 
OFFROAD
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=yPrA4DvOdnA
2011 2' 59" clip.  
Arrêt pipi sur une bretelle désaffectée d'une voie rapide en face du complexe sidérurgique de Fos sur mer, prise de vue en gros plan du sol goudronné, le même plan en transparence six fois ralenti chaque fois à une vitesse différente pour qu'au final tous se rejoignent et dévoilent une vide vacuité de quadrature carrée, le son ne sont que parasites. L'orange comme une révolution.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
 
TRANCHE de VIES
http://vimeo.com/24046431 
2008 33' 16" portrait de famille.
Premier portrait de famille réalisé par l'anonyme sur le non-signifiant du temps qui passe, des détails de la vie du quotidien. Le signifié tel quel pour signification. Comme dans le réel ou la fiction le spectateur de s'abandonner à l'action. C'est le spectacle des temps de la vie.
Prises de vues, montage, son:  l'anonyme.

PÂTE de MAISON
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=COqY8tewE1s
2007 20' 11" captation action de théatre de rue.
A l'occasion du centenaire des premiers rond-points,  la compagnie  T.Public se déploie sur l'espace de trois d'entre eux. Nous sommes à Istres en Provence. 
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

 SKILLA
http://vimeo.com/103995185
2006 22' 25" portrait d"un artiste et de sa création.
A la recherche qui sait d'un monde vraiment contemporain où la machine aurait une âme, Willy Rousseau vrai démiurge construit une créature comme l'instrument de sa petite musique intérieure. 
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

CHANTIER N°3
http://vimeo.com/24112831
2006 17' 22" captation action de théatre de rue.
La compagnie Opera Pagaï crée la rumeur dans une petite commune portuaire de Camargue. Une famille en route pour les antipodes, retrouve le container de leur déménagement, oublié dans un square du village, et sujet de l'incompréhension des habitants du lieu.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

EGO CENTER
http://vimeo.com/24110623
2006 30' 35" portrait d'artistes en groupe.
A l'occasion d'une résidence au Centre National de Arts de la Rue  le Citron Jaune d'ilotopie, la compagnie Lackaal Duckric entreprend  ici la création de sa dernière proposition spectaculaire. Voir vivre des comédiens, participer au travail de recherche, se concentrer sur leur objectif commun, de l'écriture aux premiers jeux d'acteurs.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
 
POÉSIE VISUELLE
http://vimeo.com/24077729
2006 30' 11" portrait d'artistes en groupe.
Twenty One dirigé par Raymond Blard s'installe pour fabriquer et mettre en scène une série de plusieurs haïku visuels quand le film s'applique à déconstruire ce tel procès de construction fait d'écoute et de partage. Des amitiés sensibles se nouent et comme une envie de faire se diffuse.  
Prise de vues, montage, son sauf musique : l'anonyme.

NU et SOLIDAIRES
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=kKIu0knV7s4 
2005 8' 14" portrait documentaire de groupe.
Introspection audiovisuelle d'une commune du bord de mer, Lou Tv proposait, une semaine durant, à plusieurs équipes de tournage, l'occasion de filmer divers aspects du quotidien de la ville. La commande qui m'a été passée, était de faire faire un film à un groupe de jeunes adultes de Port St. Louis du Rhône, au sujet de leur initiative de collecter des dons en vue d'offrir des jouets à des enfants en difficulté, par la vente d'un calendrier par eux mêmes conçu. Nous avions quatre jours pour cela. Lors de la première rencontre je dû me rendre à l'évidence que l'on attendait de moi de faire le film tout seul. A l'inverse, l'énergie des protagonistes, leur souhait d'apparaître à juste titre comme capable de générosité, sinon témoigner d'être, furent réels. Une complicité réciproque visible transparait sans jamais savoir qui manipule qui. Pudeurs, impudeurs, apparence, essence, s'entremèlent. 
Prise de vues, montage, son : l'anonyme. 

ART=VIE
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=mLAdCvtVUU8
2005 2' 56" captation exposition de l'anonyme.
Art=Vie est l'exposition minimaliste des tickets de caisse issus des achats personnels de l'anonyme qu'il accumule depuis 1998.   
Vomir mon fiel, éructer l'écrit sans jamais se répéter. Interpréter le réel. Tendre l'écoute, ariser dans la risée dans le faire mal qui fait mâle. 
C'est encore rappeler ce que nous sommes devenus, presque essentiellement, c'est à dire exclusivement des consom-mateurs, c'est dire des prédateurs de l'après Histoire. 
Cet au delà à déglutir, puis à chier l'art contemporain et ses codes d'où radicalement en dénoncer sa vacuité dans ce compte nu. ART=VIE est le spectacle du spectacle marchand mis en scène. Exposition graphique d'humeurs d'intime unique universelle. Soit la chose en soi. Nos sommes. Humains réifié(e)s. Objets déïfiés. Esprits du commerce de l'esprit.
Lieux visités : Le Salon Reçoit à Toulouse, 
Le Bar du Citron Jaune à Port St. Louis du Rhône, 
Espace Noir à St. Imier, Suisse.  
Textes et boucles sonores : l'anonyme. Happening : l'anonyme. 
Prise de vues, son : Denis Brunet, Laurent Redoules. 
Montage : l'anonyme.  

WINCHALLA
http://vimeo.com/24074897
2004 14' 00" portrait documentaire de groupe.
On dirait du Jean Luc Godard. C'est pas un compliment.  Haché d'inter-titres pseudo poétiques, ce film décrit les activités nautiques d'un groupe d'amis. Ambiances d'irréalité, franche trivialité, vrai moment de grâce se combinent pour faire de cet objet un drôle de truc à voir.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

KNHO PRAVDA_002
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=rI8TIxxkTYA 
2002 4' 04" biographie sociale.
"... no comment ...", c'est la description que j'en ai fait sur youtube.  En vrai, il s'agit d'une réponse épidermique audiovisuelle aux temps qui passent. Deuxième opus à base d'archives archétypiques, c'est une piqure de rappel qui fait du bien, individuellement isolé impuissant spectateur à faire échec à l'horreur à venir.
Prise de vues, sons : pool tv. Montage, mixage son : l'anonyme.

WANDERING IN AOTEAROA
http://vimeo.com/24169669 
2002 51' 44" carnet de route.
Errance automobile sur les routes de l'ile du sud de la Nouvelle-Zélande, l'anonyme nous montre divers aspects de la vie culturelle de cette contrée. Ici, un spectacle de fin d'études universitaires en art de l'Université de Dunedin, là, une exposition d'art contemporain, là-bas, une rencontre avec un réalisateur de film, ou au-delà, une partie de street-cricket entre amis à la veille de la St. Sylvestre. Ce film rend compte du vide sidéral que peut ressentir un voyageur parti chercher l'introuvable à 40 000 kilomètres de chez lui quand face à la réalité le spleen s'installe. Qui es-tu ? Où vas-tu ? Y a-t-il un sens à tout cela ? Telles sont les questions que pose ce film.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

MEET THE KIWIS 
http://vimeo.com/24114416 
2001 69' 53" carnet de route.  
Parti en Nouvelle-Zélande visiter un couple d'amis, l'anonyme filme le quotidien. Celui de Michel, éducateur pour jeunes en rupture qui assure le ramassage de ses élèves et conduit leur échauffement du matin, qu'ils concluent d'un Haka maison. Celui de Margot, qui prend en charge l'éducation de leurs enfants, Alok et Johan, et qui fera rencontrer à l'anonyme, Bill le créateur d'un jardin d'Eden de l'expérimentation culturale et poétique. l'anonyme passe deux mois en compagnie de Bill et de ses invité(e)s réguliers car Beecroft garden est une étape de WWOOFing incontournable, tant la réputation du lieu n'est plus à faire.Margot mène un entretien avec Bill où celui ci nous dévoile un peu de son intime.  
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

999
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=7aFFEUP7rAo
1999 5' 22" clip. 
Le final du film "Allée vers la Mer" était trop méchant. Scindé du reste, l'anonyme en fait un clip sonorisé avec un morceau des Spiral Tribe, espèce de monument de la culture Techno. C'est tout et ç'a le fait.  
Montage : l'anonyme.

ALLÉE VERS LA MER
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=bcda8uRNIf8
1997 19' 29" création visuelle.
"Allée vers la Mer" est la création d'un visuel, produit réalisé filmé monté par l'anonyme, en réponse à l'invite de la compagnie de spectacles de rue ilotopie, pour une diffusion sur un écran d'eau, lors d'un évènement public spectaculaire, sur une plage de Port Saint Louis du Rhône. La diffusion fût annulée à cause d'une tempête centenaire. L'accueil du film par l'équipe rassemblée fût glacial, mais l'expérience du point de vue de l'anonyme, fût propice à assoir et conforter ses précédentes expériences. Cinq semaines de production, suivies de trois semaines de réalisation, la mise en oeuvre matérielle, le tournage, le montage, l'installation de la diffusion finale, l'autoformation pratique à l'usage d'une table de mixage vidéo analogique font qu'après il n'était plus tout à fait le même. Dans sa présentation actuelle, le film, muet dès sa conception est sonorisé avec l'intégralité des sources sonores fournies au spectateur-conducteur sous forme d'une cassette audio à introduire dans son autoradio pendant le trajet menant à la plage. Parcours où étaient disposées dans le paysage, de telle sorte qu'elles apparaissent comme sorties de nul part, de mini compositions théâtrales à rapprocher d'une espèce de Land art carné. Le film a conduit l'anonyme à faire la remontée du Rhône à sa source puis de retour la descente jusqu'au delta. Ce film est une allégorie, au voyage, au mouvement, au paysage, aux transports tous azimuth en général. Voix : Pierre Tardif, pardon aux oublié(e)s ... Sons, musique : Phil Spectrum pour Leda Atomica Musiques .
Montage : l'anonyme.

LIEUX COMMUNS
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=aWtFUhHg59M 
1995 18' 46" création visuelle
Première commande honorée par l'anonyme et passé par la société d'événementiels Art.M de Roubaix, "Lieux communs" est conçu pour une diffusion lors d'un défilé de mode de la créatrice Fanny Bouyagui
 programmé pendant le Festival "Les Inattendus" de Maubeuge. Le visuel devait être méchant et dur. Pour ce faire la commanditaire me propose de sampler  "Reservoir Dog" de Quentin Tarantino et "Natural Born Killers" de Oliver Stone. Telles sont les consignes. Mais l'anonyme n'a pas vu ces films. Après trois lectures, dont une intégralement sans le son, il se rend compte que "Reservoir Dog" c'est du théatre filmé. Les actions ne supportent pas l'absence de dialogue et la scène mythique de torture devient d'un fastidieuse mollesse sans l'énergie brutale de la bande son qui fait tout. Néanmoins il découvre avec joie ce film culte. Pour "Natural Born Killers" c'est l'inverse opposée. Ce film est un choc pour l'anonyme. Le propos philosophique, le montage, les différents axes de points de vues de la caméra, la mise en abîme et la réflexion cinématographiée du monde des images font de ce film un rare exemple du meilleur. C'est une mine d'or de samples. Sans le son tout fonctionne. D'autant que le propos du film est raccord d'avec l'objectif poursuivi par l'anonyme. Pour le coup il compose ici un florilège des images disponibles, sans internet, des barbaries les plus infâmes. A ceci près qu'il s'ingénie à faire porter à tous les genres, à toutes les origines ethniques, aux civils comme aux militaires, le poid des horreurs commise par l'humanité. Tous égaux dans le malheur. Le final est plein d'espoirs.  Ces lieux communs sont, à quel point, ces mêmes images ressassées qui font, refont et défont nos imaginaires collectifs et modèlent nos psychés. Ils sont inusables. La première diffusion est sonorisée de musique techno pendant le défilé. Par la suite plusieurs options sonores non concluantes seront abandonnées. La version actuelle, qui semble être l'ultime, est sonorisée par un texte extrait de "La Société du Spectacle" de Guy Debord, déclamé dans une ambiance électro de bon aloi et produit par un groupe nommé Total RTT.  
Montage : l'anonyme.

DIATRIBE
http://vimeo.com/37055826 
1995 26' 55" captation concert.
Festival les Inattendus, Maubeuge. Diatribe est le prototype de la bonne surprise qu'on découvre sur son passage. Hip-Hop efficace et puissant délibérément fusion, sinon le flow qui pète la forme, ce groupe a accroché l'anonyme. Ceci fait un film pesé emballé servi où les effets visuels on été réalisés en direct. Ombre au tableau, on ressentait une ambiance électrique commune aux rassemblements justes tolérés par les organisateurs n'ayant pu faire autrement. La popularité locale du groupe étant visible, l'insistance avec laquelle le régisseur du plateau voulait en finir ne fît qu'aggraver la situation. Pour en terminer par l'embrouille envisageable, le chanteur fût poussé vers la sortie le micro coupé, après qu'il ai proféré, qu'au final il était venu jouer pour "... même pas pour une poignée de sandwiches ...". 
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
 
B4theWAR
http://vimeo.com/24166071
1994 31' 19" captation happening musical.
Mo est un artiste complet. Or son goût pour la chanson française, il aime tant le show troupier qu'il sublime ce genre. Sa présence scénique crève l'écran. Aller jusqu'au bout est nécessaire.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

CADO
www.youtube.com/v/watch?v=xN7hMFk_aV4
1994 1' 31" fiction gore.
Catalysé et mis en scène par Didier Poiraud, d'après une idée de Valerie Tonnelier, Jean Luc Gaudrillère est magistral à inonder la victime, innommée car innommable, de la pisse d'orage d'humide mouillé de sa colère. "... it's a classic ..." a pu dire de "Cado", un esthète sur youtube. On s'est bien marré.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

BRADERIE de L'ART
http://vimeo.com/24172278
1994 40' 01" portrait d'artistes en groupe. 
Opportuniste au bon sens du terme, l'anonyme, profite d'accompagner un ami peintre participant à la "Braderie de l'Art" à Roubaix pour filmer cette manifestation. Le principe de ce raout est que Emmaüs met à disposition un fatras d'objets usuels à quatre cent artistes qui devront les détourner au vu du public, dans le but de vendre ceux-là à ceux-ci, en partie, au profit de Emmaüs. La boucle est bouclée.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.

LA TRACE
http://vimeo.com/57359137
1992-93 26' 00" portrait d'artistes en groupe.  
Création d'un spectacle de la compagnie KATERTONE. Il s'agissait de couler une statue de fonte en direct, devant le public. C'est mon premier montage à destination professionnelle. Le film est réalisé chez TERMINAL IMAGE, sur un banc de montage cut deux machines Sony Betacam SP et l'anonyme peut enfin monter le son séparément de l'image. Les plans pourris qu'on laisse tourner, à cause du son, c'est fini.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
  
DOG FACED HERMANS
http://vimeo.com/v/24323490
1993 25' 18" captation concert.
Concert filmé de Dog Faced Hermans, lors de la fermeture définitive du Guernika. Ce lieu était un centre libertaire auto-géré situé rue du midi à Bruxxel qui était une bibliothèque, un ciné club, un dortoir, un lieu de réunion et de concerts, un athénée de punk et tant d'autres possibles.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
  
KNHO PRAVDA_001
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=JzXivwRDFUI
1991 17' 28" autobiographie sociale.
L'idée de départ est simple. Ré-utiliser des plans déjà filmés par d'autres, comme des mots ou plutôt des phrases, qui, une fois déconstruits et isolés, doivent servir à l'anonyme de vocabulaire. La grammaire sera classique. Il ne sait pas faire autrement. La syntaxe, que l'on rapprochera du style, est à mettre au monde. En outre, se révèlera, ici, l'intérêt d'utiliser pour la première fois de façon cohérente des images archétypales -dans l'esprit de l'anonyme, il s'agit d'images ou de plans qui ne représentent que ce que l'on y voit de manière littérale- dont le signifié est prétendu stable. Ainsi de part le principe de lecture linéaire d'un assemblage de plans qui composent un film, naît alors, comme tout le monde le sait, un signifiant neuf, toujours différent suivant l'agencement différent des plans, qu'exploite l'anonyme pour laisser émerger une signification que chaque spectateur se composera. A ce stade, vouloir créer ce ballet d'images mentales, qui doivent laisser d'un film des sensations quasi physiques -il y tend-, amène l'anonyme à vous transporter dans une sorte d'impressionnisme émotionnel, propre à donner forme dans le réel, à l'idée d'une expérience sensorielle vécue chez chaque spectateur, qu'espère transmettre l'anonyme dans ses compositions audiovisuelles. Il adviendra de ce film qu'il apparaisse, par certains côtés, presque autobiographique. Ce dont l'anonyme n'avait pas conscience pendant la fabrication. C'est, sans doute, en manipulant les sources visuelles, de par des choix de plans proche de l'écriture automatique, que s'est probablement opéré ce transfert de signifiants refoulés de l'anonyme. Ainsi soit il. Les sources font partie du patrimoine du cinéma. Ce sont "L'Age d'Or" de Luis Bunuel, "The Idle Class" de Charlie Chaplin, "La Fille aux Allumettes" de Aki Kaurismaki, "1,2,3 Soleil" de Bertrand Blier, "The Harder they come" avec Jimmy Cliff, "The Blues Brothers" de John Landis, qui forment le squelette du film. S'ajoutent des extraits de "Boys N the Hood" de John Singleton, de "La Haine" de Mathieu Kassovitz, de "C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde. Y sont agglomérés des plans d'actualités du JT de France 3, des pubs sexistes -euphémisme- de la défunte 5 de Berluduscon, et autres sympatiques détournements. La transmutation est complète avec la bande son saturée, comme toute farcie d'amalgame d'ambiances sonores décalées, qui vous offre d'écouter, entres autres sons, une causerie donnée par John Cage à propos de l'importance de tout entendre.
Montage, mixage son : l'anonyme.

MIRE
https://www.youtube.com/v/watch?feature=player_embedded&v=Mf555DjRCTI
1991 2' 01" clip.
C'est le tout premier clip de l'anonyme.  Déjà l'idée de jouer des limites du spectateur. Par dérision ultime face aux images dont on se remplit, la répétition d'un décompte tronqué et pour se finir sampler le plan terminal de "L'Age d'Or" de Luis Bunuel. Légendé par le son de "... le nationalisme n'est pas un humanisme ...", il  se crée un décalage qui s'installe, entre la vacuité presque totale de l'ensemble, et la concision d'une assertion autant philosophique. Ce clip, à l'usage de ceux qui apprécient les boucles, procure un trouble ambigu et confus qu'aucune relecture n'apaise.
Prise de vues, montage, son : l'anonyme.
  
BO SYSTEM ZERO
http://www.vimeo.com/57359138
1991-95 30' Demo à visée promotionnelle.
Cumul des happenings exécutés par la troupe mythique des Beurres et Ordinaires au long cour de leurs tribulations au fil de cinq de quasi vie commune. Art total partagé par nombre de spectateurs-acteurs qui nous ont soutenu au cours des quelques quarante exhibitions que nous fîmes avant que nous nous séparions avec classe. Finie la magie de l'innocence, achevée la découverte de mondes nouveaux, à jamais perdue l'inexpérience des débuts.  Prise de vues, montage : l'anonyme.  Sons : Ghislain Bertrand, Emmanuel Bertrand, Eric 1KA, Lili Roca,  Olivier Gentilin, et Colette et Igor, et les autres ...
 

29.7 X 111 = 33000 - 33
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Qw1qOrBNpjE 
1990 3' 33" captation intervention plastique en rue.
Ici l'anonyme était convié par son ami José Vaz, à coller  le plus long collage du monde dans la rue principale du village Ariégeois du Carla Bayle. Xavier Baudoin en à filmé l'existence réelle. Les enfants du village attentifs comme incrédules ont bien rigolé. Le coup du sort de réaliser que cent onze feuilles de papier A4 par les longueurs additionnées totalisent trente trois mètres moins trente trois millimètres reste un mystère. Le coup de disqueuse à la fin pour marquer les trente trois mètres clôt l'épreuve.  
Collage : l'anonyme. Assistante : Emmanuelle Luccioni.  Réalisation : Xavier Baudoin.
 

SEPT CONS CONCEPT ABSCONS SYSTÈME OBLONG SYSTÉMATIQUE SISE THÉMATIQUE
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MU0_xmk7kwk
1986 7' 32" portrait de l'anonyme lui même.
Suite à une rupture amoureuse, l'anonyme s'abandonne à la névrose obsessionnelle qu'entretien le mythe du langage-objet quand le symptôme s'exprime par les moules qu'il peint stylisées sur du papier kraft. Xavier Baudoin, étudiant en cinéma, qui partage le même appartement, filme en Super 8 la fabrication des ces peintures. Au montage final il incorpore des plans filmés lors du retour de l'anonyme sur son lieu de travail à la S.N.C.F un an après son licenciement et des plans de l'anonyme se faisant couper les cheveux. Le texte dit en voix-off, est l'aboutissement d'un cisellement subtil des sons et des sens qui procure encore aujourd'hui à l'anonyme un jouir certain.  
Peintures : l'anonyme. Texte : l'anonyme. Voix : Marina Sophie Maura. Avec : josé, domi, nadine, l'anonyme.  Prises de vues, son : Xavier Baudoin. Musique : Test Dept
Réalisation : Xavier Baudoin.  



 
  NOTE BIOGRAPHIQUE

 




... rien est vrai, tout est permis ...  *


      
Un jeudi de Mars 1963 à 18:20 l'anonyme "... aurait pu finir dans une poubelle en Suisse ..." dixit sa génitrice. Tout au début, l'anonyme se refuse d'apparaître sur les images de sa famille et par ruse il passe derrière l'objectif, déjà malgré ou à cause du double sens des mots. 1967. Anorexique prêt à périr pour la forme, on le gave à St. Pierre d'Albigny. Il est acteur. Fontenay sous bois, Montrouge, Malakoff, le Cantal, les montagnes, Paris intra muros,  il est spectateur. 1968. Il compose avec le réel. 1969. Au Louvre il admire David. Fixer le temps et se jouer du cadre.  Il voyage avec son père en Europe. Zoos, cathédrales, musées, églises, zoos. Il démonte ses jouets. Du connu vers l'inconnu. Köln, London, Venezia, Edinburgh, Dublin. Les aquariums du Trocadéro et de la Porte Dorée. L'exotisme du jardin d'Albert Kahn. Témoigner par la vue. Il voit beaucoup de films au cinéma, avec cette singularité que son père trouve toujours le moyen de l'amener aux séances en cours de projection. Il remonte les films dans sa tête. De l'inconnu vers le connu. Des Halles il a vu le trou. 1973. Exil. Il doit suivre sa génitrice à Toulouse. Il est déraciné. Il est étranger à ce monde. 1976. Il chante la Marseillaise et croque un oiseau derrière des barreaux avec un drapeau chilien, pour les épreuves de musique et de dessin du Certificat d'études. Il se défonce à l'éther. 1977. Il a vu se construire le Centre Pompidou. Il adore le dépecé de la chose. Il n'est pas Punk, c'est un corbeau à jabot. 1979. Il tourne au Valium-Sky. Nuits fauves. Éjection du système scolaire. Il est travailleur à la S.N.C.F.  1980. Par dés-oeuvrement il entame la lecture de son premier livre. C'est "Introduction à la psychanalyse" de S. Freud qu'il annote. 1981. Il utilise pour la première fois son droit à voter. 1982. Service National. 1983. Il montre des recherches photographiques abouties, lors de sa première exposition collective organisée par l'association intellectuelle et artistique des cheminots français dont il est membre. C'est une accumulation de fragments serrés de containers neufs qu'il photographie pendant ses journées de travail d'aiguilleur de trains, à rapprocher de l'esthétique d'un Peter Klasen. Il aime l'architecture, le beau, la cohérence. Ce qu'il n'a pas. Il expérimente le "Zone System" d'Ansel Adams. 1984. Il achète un appartement à crédit. Philippe et Nelly ses voisins de palier le révèlent et le poussent à s'inscrire au concours d'entrée à l'école des Beaux Arts. Il existe enfin vraiment. 1985. Sa première exposition individuelle, "Suicide Rock" est une sélection de photographies de concerts. Irréalisme. Il essaye d'écrire, la nuit sur son lieu de travail. C'est l'admission à l'école des Beaux Arts de Toulouse pour y apprendre à dessiner et peindre, ce qu'il croit. Devant le refus de cette institution de transmettre quelques savoirs techniques que ce soient, l'anonyme prend la fuite. Il est des fanzines Tohu-Bohu et Zarma. Il fait des pochoirs et les peint la nuit, à la bombe. Première garde à vue. Il rencontre Claire, son premier amour. Il débute à s'écrire et dérive au Nabuchodonosor bar-salon de Roland Castagné. Il l'entend. Elle l'attend. "Tristes Tropiques" lui tombe sous la main. C'est le deuxième livre qu'il lit. Il prend conscience du rôle de structures non dites, déterminées par l'ordre social qui nous entourent et intériorisées par chacun. Premières visions de spectacle de rue. Royal de Luxe à Toulouse. De nouveau cirque. Archaos à Paris. 1986.  ilotopie, dans un arrêt de bus, un matin la "tête dans le cul" depuis l'intérieur d'un véhicule en allant travailler. Patrick, un ouvrier typographe trotskiste lui compose un recueil de ses aphorismes. Il y a ses frères alcooliques limites comme lui, Karim, Lucky et Denis qui lui apprend les bases de la menuiserie et lui fait découvrir l'informatique ludique grâce à son Amiga 500. Il y a Dominique l'élément stable. Il y a Nadine à Conil de la frontera. A terre par la rupture de Claire, l'anonyme vomit le thème des "Moules". Du dépit d'un amoureux éconduit, à la lecture approfondie des "Mythologies" de Roland Barthes éclot une espèce de ressassement conceptuel de la perte de l'objet aimée. C'est l'écriture en peinture des "Ovoïdes langage-objet". La visée, non-consciente pour le moment, est de produire des images guérissantes en mytilicultivant le mythe et résoudre ainsi, à se confondre à la mystification comme au mystifiant, l'énigme de l'empreinte des mythomane, mystifié ou mythologue en soi. Un jeune étudiant en cinéma Xavier Baudoin filme cette entreprise. C'est "SEPT CONS CONCEPT ABSCONS SYSTEME OBLONG SYSTEMATIQUE SISE THEMATIQUE". La musique du film est de Test Dept. Il y cultive un goût du son électronique et industriel qui ira croissant. Ce seront en tout, trois interventions successives d'interprétation graphique du sujet de la moule. Pour, dans l'ultime représentation, enterrer le concept dans la cave du bar à vin de Jean et Marie-Do. A cette occasion, dans le but de retransmettre en temps réel l'enfouissement, on prête une caméra vidéo à l'anonyme. Il essaie de la rendre et ne sait quoi en faire. Il enregistre des plans fixes de trois heures. Il s'offre un Polaroïd Spectra SE, un matin, en allant acheter le pain. Il immortalise des amis comme des rencontres fortuites dans leur toilettes. Il expose la série au Centre d'art contemporain de Labège, dans les toilettes pendant le vernissage d'une exposition de Ben Vautier. C'est un manifeste aux spectateurs aux goûts de chiottes.  Son idée est copiée par ce même Centre d'art Contemporain qui organise dix mois plus tard une exposition d'artistes en vue dans les cabèches de bars à Toulouse. Nadine est à Seville où il connaît Catherine. 1987. Avec Yann, Youri, Claude, Sam ils fondent InfoSuds, un mensuel militant d'information où il tient la rubrique culture. 1988. Rupture d'avec Catherine. Il aime Sophie. Ils s'installent à Barcelone. Il se forme à l'informatique avec un Macintosh SE et traverse de long en large la ville à trouver des galeries où vendre "Pressing" une revue Toulousaine d'art contemporain. Apprentissage du  Castillan dans "La ville des prodiges", préparation du baccalauréat en candidat libre. 1989. Il réussit l'examen et passe le concours d'accès d'une école d'audiovisuel, l'E.S.A.V. Il s'y voit refuser l'entrée. Recommencer. Trouver un biais. Inscription une année en Faculté de Droit(e). 1990. Avec Isabelle Azaïs ils gèrent la programmation des expositions d'un magasin de disques rares, l'Atomium de Toulouse. Il prend en charge une correspondance éditoriale sur Barcelone pour "Art et Humeurs". Un article unique pour la seule parution de cette revue. 1991. Il finit par produire de manière exécutive, avec le réalisateur Xavier Baudoin, pour le Musée des Augustins de Toulouse, un documentaire, "La Mémoire Incarnée" sur la vie et l'oeuvre d'Issac Celnikier, un peintre rescapé de l'extermination Nazie. Il se familiarise au montage. Le film est sélectionné aux Rencontres de vidéo art d'Hérouville saint Clair. Il rencontre Les Beurres et Les Ordinaires au mariage happening de Lili et Ghislain, le couple fondateur. Dans la foulée il côtoie leur agent Yellow Speed alias Eric Heilmann. Se succédent cinq années à parcourir la France et la Belgique à engendrer des happenings trashes, constructions éphémères de tubes de carton à moquette, de film à palette, de corde lieuse, de ruban adhésif, de polystyrène, et foultitude d'accessoires vite fait bien fait détruits lors d'un cérémoniel improvisé mais réfléchi. Tout est fonction de la récup' pour la déco. Au Guernika à Bruxelles ce sont des ordinateurs obsolètes jetés à la benne par Reuter qui font l'affaire. Nous sommes dix, douze, cinq voire trois. A Montpellier nous sommes "... trop tout ..." et  payés pour ne pas jouer. Dans ces décombres de l'art, l'anonyme  fait son apprentissage de la prise de vue en vidéo. Avec pour lecteur un caméscope  V8 et pour enregistreur un magnétoscope VHS de salon il pratique le montage. C'est l'édition d'une K7 vidéo promotionnelle que personne dans l'équipe ne jugera intéressante ni utile. Il se confronte à la vie de troupe. Il monte son premier clip: "Mire". Ses souhaits, énerver le spectateur, aller au plus près d'avant qu'il ne craque.  Le deuxième montage vraiment construit est "Knho Pravda 001"à partir d'une banque d'images de films dont il comprendra bien plus tard qu'il s'agit d'un rêve halluciné à caractère autobiographique. C'est une dédicace délibérée à Dziga Vertov. Par la pratique d'une ré-utilisation de plans déjà tournés auxquels on ré-attribue une nouvelle valeur sémantique. Ainsi qu'une référence lointaine mais réelle à l'entreprise Situationniste. 1992. Avec le montant de deux R.S.A il produit pour Xavier Baudoin "La République Bleue de Gilbert Vivien", un documentaire sur la vie et l'oeuvre d'un créateur d'art singulier. Avec ce même Xavier ils créent Vidéo Éclatée structure informelle de diffusion de documentaires et de vidéo-créations. Vidéo Éclatée fait partie des "Cent Lieux", répertoire de diffuseurs à l'initiative  d'Heure Exquise. Pour se faire il parcoure la France pour visionner des vidéos. Il s'aguerrit et travaille son regard au contact d'Abaouaquou. Par capillarité il fréquente les Ets Phonographiques de l'Est à Paris et forme son goût aux créations expérimentales. 1993. Il s'initie aux joies du squat et s'installe dans l'usine ré-appropriée à Blagnac des artistes des compagnies de spectacle de rue Ets Katertone et  Le Phun.  A cette occasion il produit,  filme et monte "La Trace" son premier portrait vidéo sur la création du spectacle éponyme des Ets Katertone. Le montage est exécuté à Paris chez Terminal Image sur magnétoscope enregistreur Betacam. A l'époque c'est le must. Il est séparé de Sophie. Au détour des tournées  des "Beurres et Ordinaires"il filme des concerts, entre autres,  Dog Faced Hermans, B4 the War, Diatribe. Il est membre de la Zone. 1994. A plusieurs reprises il passe par Lille. Au cours d'un séjour il suit Eric Heilmann à la "Braderie de l'art" organisée par Art.M. Il en profite pour réaliser un film portrait du choeur des participants. Il est passager clandestin officiel du squat La Ferme, des Insectes, une troupe éphémère de spectacle de rue, où il réalise d'après l'idée inouïe de valou et sous la conduite et le scénario de Didier Poiraud un très court métrage, "Cado". Film "gore" de potaches, dont un inconnu dira avec justesse sur Youtube en 2009 "... it's a classic ...".  1995. Il est président du C.R.I.M.E. Les génériques de l'anonyme sont ravis. Jean-Jacques Tachdjian lui offre, sur disquette, un jeu de fontes de sa création. On l'accepte pour suivre une formation de technicien audiovisuel. Déplacement sur l'ile de France pour suivre un module du C.R.E.A.R de Gouvieux. Il squatte à Paris et étudie en banlieue. C'est le rêve. Les transports en commun dans le sens inverse de la foule. Il fait un remplacement au Centre de Documentation du lycée Victor Duruy de Paris. Il est stagiaire au C.R.R.A.V de Lille. Il achète une camionnette et part sur les routes diffuser des créations en vidéo, invité pour des projections publiques. Il en profite pour assurer la distribution  de fanzines politiques et de graphzines "arties" comme ceux de Pakito Bolino. Auto-dissolution des "Beurres et Ordinaires". 1996. Entre autre, il assure la programmation vidéo du stand de la Fanzinothèque de Poitiers aux Rencontres BD d'Angoulème. Jean Marc Manach  le cite pour son activité de diffuseur dans un article consacré à la vidéo alternative dans Nova magazine. Son travail est mentionné dans Lesbia magazine. Il réalise pour rien, c'est à dire une semaine nourri logé à l'hôtel,  un visuel diffusé lors d'un défilé de mode organisé par Art.M à Maubeuge au cours du festival "Les Inattendus".  En sort "Lieux Communs" tout monté de VHS à VHS qui sera sonorisé par la suite avec des lectures choisies de "La Société du spectacle", orchestrées à la sauce électro-dub par Total RTT. C'est sa première commande. L'exercice accompli il sait, dès lors, de quoi il est capable. 1997. Il rejoint l'aventure du cinéma Nova à Bruxelles. Il en devient un des permanents. Mimi une amie, lui fait rencontrer Françoise Léger d'ilotopie. Il reçoit commande d'un visuel à projeter sur un écran d'eau lors d'un événementiel, "Allée vers la Mer", organisé sur une plage de Port saint Louis du Rhône. Cette deuxième invite l'amène à concevoir un film, le long d'un aller-retour aux sources du Rhône. L'accueil est glacial lors de la présentation à l'équipe. La diffusion n'a pas lieu en raison d'une tempête centenaire. 1998. Térésa partage sa vie. 1999. Sa première installation vidéo, "L'avenir appartient à ceux qui n'en ont pas" est présentée dans le cadre d'une exposition du collectif de photographes Belges, "Ici et Maintenant", au Botanique de Bruxelles. 2000. Départ du cinéma Nova. Épuisé par l'associatif, les squatteurs à deux balles et séparé de Térésa, l'anonyme part s'installer à San Esteban de los Buitres (St. Etienne des Vautours), un hameau des Asturies. Pour tout bagage il embarque sa batterie de cuisine, sa collection d'exemplaires de Vogue et une dizaine de bâtons de colle UHU. Retour à l'essentiel. Feux de bois, tartes Tatin, collages tout azimut. 2001. l'anonyme achète son premier ordinateur, un PowerBook G3 et une caméra numérique. Il arrête enfin de monter ses films avec un magnétoscope VHS de salon. Un mois juste après le 11 Septembre il décolle vers Auckland. Il part visiter Margot, Michel et leurs deux enfants à Milton, Nouvelle Zélande. Il passe quatre mois au pays des Maoris. Il filme Michel à son travail et Margot en mère de famille qui lui présente Bill un vieux "crank" ancien charpentier, créateur d'un monde singulier, chantre de la Bible et du W.W.O.O.Fing. C'est "Meet the Kiwis". En conduisant dans l'illégalité alcoolique chronique une Cortina achetée 100 dollarsNZ, l'anonyme filme paysages et rencontres. C'est "Wandering in Aotearoa". 2002. Il s'envole vers la Kanaky. Voyage en Havannah pour Ouvéa, où sur la plage il fait connaissance de Jason un Yankee rescapé du World Trade Centre. A Lifou il vit en tribu chez les Traput. Il se rencontre, par référence aux Kanak. C'est un individu sans lignage. Dans un dancing de Nouméa, il se trouve être le seul blanc parmi les noir(e)s. Après le 21 Avril, il compose "Knho Pravda 002". 2003. Infarctus du myocarde. Il porte désormais deux stents dans une artère, suite d'une angioplastie. A l'hôpital, sans doute sentant la mort, il résiste à ses préjugés et lit Louis Ferdinand Destouches Il relit trois fois à la suite "Casse Pipe". Le contraste de l'ordurier d'avec le style est une révélation. C'est en quelque sorte l'image qu'il a de lui même. Il débute une psychanalyse 2004.  Il participe à un atelier avec d'autres vidéastes nommé la "Braderie de l'Image" à Port St. Louis du Rhône au Citron Jaune, Centre National des Arts de la Rue et base de travail de la compagnie ilotopie, où il réalise "Winchalla"un portrait d'un groupe de squatters nautiques.  2005. Il récidive, encore une fois au Citron Jaune et commet "Nu et Solidaires" dans le cadre du projet "Lou tv", un docu-menteur portrait d'un groupe de jeunes adultes en quête de reconnaissance sociale. Un des participants à "Lou tv" qui considère le travail de l'anonyme comme de la merde lui fait le meilleur compliment qui soit, "... on te voit trop dans tes films ...", même s'il n'apparait jamais présent dans le cadre à l'image évidemment. Il vend l'appartement que lui a payé en vingt ans la Caisse d'Allocations familiales de la Haute Garonne. Il expose des tickets de caisse, les siens, accumulés depuis 1998, au 22 à Toulouse. C'est, "ART = VIE". ART=VIE est le spectacle marchand mis en scène. Exposition graphique humeurs d'intime unique universelle. Soit la chose en soi. Nos sommes. Humains réifié(e)s. Objets déïfiés. Esprits du commerce de l'esprit. Cet au delà à déglutir puis à chier l'art contemporain et ses codes d'où radicalement en dénoncer sa vacuité dans ce compte nu. 2006. Il arrête temporairement sa psychanalyse. Il s'impose à Françoise Léger, directrice du Citron Jaune, comme un réalisateur "free lance" voulant se relancer dans le circuit  du spectacle. Elle y consent. Normal, il lui propose de filmer gratuitement les compagnies en résidences de création dans le lieu. Il réalise, "Poésie Visuelle" avec la compagnie Twenty One de Raymond Blard, "Ego Center"avec la compagnie Lackaal Duckric, "Chantier N°3" de la compagnie Opéra Pagaï, et "Skilla" sur une création de la compagnie Mutation Urbaine. A Port saint Louis, il rencontre David un jeune soudeur qui "pose des sons" avec sa "tribe" Teknituf et manipule des boîtes à rythmes façon Techno Hard Tek. 2007. Toujours dans le cadre du Citron Jaune il réalise "Pâté de Maison", film des pérégrinations autours de ronds points à Istres, de la compagnie T.Public. Il est embauché comme garçon de piste factotum par Benoit le régisseur du lieu. Il est tout à la fois, agent d'entretien, technicien référent vidéo, chargeur-déchargeur de camions, petite-main en résine polyester, réparateur de grooms récalcitrants, tondeur de graminées, arroseur des arbres plantés par Thierry Manoussas aujourd'hui décédé. Il interprète un faune pour la Nuit des Musées à Arles. Il est parfois Gens de Couleurs, et, à son corps défendant, au cours d'une des représentations, il est pris tout en jaune d'une crise d'épilepsie en plein carrefour à Bucarest. Avec l'argent de l'appartement qu'il a vendu, il s'achète un voilier et un nouvel ordinateur G5 quad ainsi qu'un nouveau caméscope. 2008. Il expose Art = Vie à  Saint Imier dans la galerie de l'Espace Noir. Faire du réel une abstraction, rendre onirique le trivial est sans doute l'axe le plus marquant du travail de l'anonyme. Il amorce une nouvelle série "Tranche de Vies". Il s'agit de filmer le quotidien le plus dépouillé, le moins exceptionnel d'une vie de famille. De l'anti Strip Tease radical. Au moins le croit il. Le non-signifiant du temps qui passe, des détails de la vie au quotidien. Le signifié tel quel pour signification. Françoise Leger "oublie" de le payer. Il est recruté pour le projet Wizz. Il mixe en direct de la vidéo pour la première fois sur les écrans d'une structure montée en plein air pour le festival "Les Envies Rhônements". David mixe le son. Au final ils se font arnaquer comme des bêtes question thunes par le commanditaire Jean-Luc. David nous venge sur place le soir même en diffusant "j'encule" de gogol 1er en version à capela à fond les ballons avec dix kilo de son, la nuit au beau milieu des Marais du Viguérat comme ç'à qu'on entende bien notre rage à des kilomètres à la ronde. 2009. Il revient avec son voilier par le Canal de Midi s'installer à Toulouse pour reprendre sa psychanalyse.  Désormais chaque fois qu'il voit son psy il rit. Avec ses dernières économies il achète un local commercial, qu'il nomme Ex Shop, où déployer son studio vidéo. 2010. Il règle les détails de la rénovation et de l'aménagement du lieu. Sans s'en rendre compte il est devenu asexuel depuis dix ans sans que cela ne lui pose de problèmes, au contraire. A la suite d'une prise de bec avec Pôle Emploi qui lui coupe ses allocations de chômeur il décide de ne faire plus rien d'autre que des films et de la création. De plus on lui reconnait le caractère de travailleur handicapé. Il dispose d'encore plus de revenus. 2011. l'anonyme arrête définitivement sa psychanalyse. Il crée "Green me" pour lequel il compose sa première musique. Il mixe de la vidéo en direct pour des ami(e)s musicien(ne)s expérimentaux. Les Videophages l'invitent à leur "Faîtes de la Lumière," au jardin des plantes de Toulouse où il dispose une installation vidéo, "REfluxus". Si l'anonyme sait ce qu'il fait quand au résultat attendu de manière plastique, il est loin d'imaginer le succès grand public non démenti de cette installation. Encore une fois c'est le "regardeur" qui crée de lui même la magie. Bien que le réchauffé du réel soit vrai, le public et les enfants sont passés outre, à jouer à l'eau. 2012. Une rencontre l'électrise. Il croise l'existence de Hal à qui il demande de mixer les nappes sonores d'un ami de longue date, Marko K. L'objet de ce travail est de sonoriser la "battle" vidéo à laquelle participe l'anonyme sous les auspices des Abattoirs de Toulouse. Les sources visuelles doivent être libres de droits. Pour se faire il utilise son film fétiche, "L'Homme à La Caméra" de Dziga Vertov auquel il ajoute des images de Hans Richter comme pour brouiller les pistes et qu'il colorie en sur-imprimant des images de Len Lye. Il retrouvera tout au long de l'année Hal, dans le cadre de l'émission de radio "Nuisances", que produit celui-ci sur Canal Sud à Toulouse. Cette collaboration le stimule pour entreprendre de finir son premier long métrage "Anales Annales". C'est une espèce d'accumulation de représentations mentales hallucinées d'actes manqués réussis visuels faite des scories et bouts de matériels filmés de tous ses précédents tournages. Ce sont les prémices d'un voyage intérieur infini, d'une oeuvre en devenir plus complète, où les "laisser aller" et "lâcher prise" de l'écriture automatique se combinent en une sorte de poétique patraque du songe étrangère de son existence passée. Il donne son voilier à Ulysse. 2013. Le 1er Mai, jour de la fête des Travailleuses et des Travailleurs, et non pas celle du travail, l'anonyme fait la fête à son travail à lui par la diffusion de presque toutes ses réalisations de 15:00 à 02:00 heures à Terreblanque un squat d'artistes. Seront présent(e)s, Hal, Stéphane pour l'illustration bruitante, Stéphanie pour la lecture de texte et Mathieu Werchowski  au violon. Merci à eux. Cinq spectateurs se déplacent à cette occasion. 2014. Malibu alias Michel Manzano nous fait faux bon définitivement. Le 22 Avril l'anonyme expose pour la deuxième fois au Salon Reçoit. Il y présente sous la forme d'une projection en boucle sa dernière production: "Anales Annales". l'anonyme manque d'être éborgné par un aloès tendu. du jardin de sa mère. Qu'elle meure un 23 novembre à sept heures du matin, qu'elle renaisse chaque matin, avec toutes les condoléances possibles et imaginables ... 2015. l'anonyme n'en a pas fini d'avec sa maman, puisse qu'il doit débarrasser sa maison pour la vendre. Ce qu'il fera et qui lui rapportera un bon paquet de pognon. Il s'offre une vedette fluvio-maritime et un joli terrain de loisir au bord du fleuve Charente. Il en profite aussi pour éditer à compte d'auteur un recueil de textes nommé "cris écrits de l'être lettres". Un exemplaire, comme il se doit, est déposé à la Bibliothèque Nationale de France sous le numéro ISBN 979-10-95173-00-7. C'est à son père de prendre le relais de sa mère. Celui-çi est en bout de course. 2016. Ce père, dont il aura, lui aussi, suivit la fin de vie, s'éloigne de ce monde en avril, dispersé en cendres au cimetière du Père Lachaise. Rebelote l'anonyme doit vider l'appartement où nichait son père pour une mise en vente à venir. 2017. Après six mois à attendre le chaland, il signe, enfin, en juin, la vente de ce logement à une chargée de projet de chez Microsoft. Il a honte. Il empoche encore un bon tas de thunes. Sinon, il compile des textes et des photographies en vu de deux projets d'édition pour 2018. Il poursuit le tournage et la construction de son prochain long-métrage. Marko K, lui aussi, plus tôt qu'il ne se devrait, a finit par casser sa pipe d'une rupture d'anévrisme à Berlin en fin d'année. 2018. ...












 ERRANCES CIBLEES SENSIBLES  









vu(e)s
 note : 016_… 
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vu(e)s
 note : 015_… 
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vu(e)s
 
note : 014_… 
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vu(e)s

note : 013_… 
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vu(e)s
note : 012_… 
y'avait il dans l'air comme cette espèce de tiède embrun qui
de Valence à Séville sent l'orangé jasmin
y'avait il dans le temps passant aucune autre perspective que
nos innocences émues comme credo prégnant
à nous rendre de la joie pleins
ou étaient-ce l'orage vif ou les poumons
à se sentir vraiment vivant
ou ce printemps
était-ce un souvenir de nos oublis atroces
assommoir
à nous faire nous rendre fous dingues
de l'ennemi en nous
qu'à l'instant l'ennui se pende et se perde
ou n'avoir plus rien à faire en moins offert
sauf à naître simili de dit simulé strict
naïve émasculée maline à s'époumoner d'extirper tout mystère 
qu'en toi il est rêne
...

vu(e)s

 note : 011_… 
fini le monde,
finie la terre,
infini l'espace
où je vous précède,
depuis là-bas je vous attends
...

vu(e)s

note : 010_… 
perdre sa reum 
à l'ancienne quand
rappelons nous
juste funeste sinistre
l'age de la vie
ivre de la toute
ma tendresse prompte
...

émasculé comme père sonne
note : 009_… 
larme chaude à chaude larme.
tout faire.
voire t'envoyer un texto.
voire à sa soeur.
là-quand.
ta soeur est une insulte inculte.
paradoxe allemand.
très loin de vibrer.
alarmes à larmes.
ratés, bouses et merdes. 
...

Ses nervés
note : 008_…
revoir le monde en couleur,
traiter son père de pute,
comme un compliment,
s'amuser du symbole,
le sans large,
dévier la conversation,
attendre attendri la mort,
avoir bu,
boire,
où à Port-Bou,
avoir sa mère en phase finale,
être en être là-bas,
la la la la ...
ziboumboum ...
bbadaboum boum ...
badaboum,
ici-bas ...
basta 
...

Anales Annales
 

note : 007_… ( texte original non remanié éructé dans le film "ANALES ANNALES" ) :
J'ai tout fait. J'étouffais mon désir anal. Courant éperdu, après une grande mort. Je vivais en ectoplasme. De plus petites fins caramélisent la petite bite du marchand de sable. C'est dire le silence et dormir. Je crie à jouir, à me régénérer. Je me sens libre parce que mortel. J'en ai fini de m'empêcher de poivrer mes rêves éveillés. Etre, veillant vaillant, à me consumer, à consommer ma semence. Défunt Molinier. Hétérodose. Pimprenelle, j'ose à peine me relire. Enfin mortel. Une hivernale tonitruance me truande. Je m'emplit de longs souffles de diamants bleus. Ceux-là rudoient le vagin d'une chèvre plombée de mystère. C'est le froid. Antwerpen est si loin. Nounours, j'aime ces moments où des circonflexes sont le support aux choses inscrites. De quidam en âmes. En vers à l'endroit, je reste fixé au revers d'une manche néoprène d'un prophète en casquette aux plis mis en plis de robe froissée lamée lacérée épuisée façon pucelle en construction. A ne rien dire autant le clamer. Je me console le con en cassolette. Hugo dirait à la casserole, sans parler de ses "champs de concentration". Ivre de pastis sur la route de retour du reviens-y, je vais, je viens, comme les pâtissiers pâtissent. Je croise le tout- venant. Une ramure d'olivier qui zone là est garée en épi d'épeautre, la braguette décorée de Noël façon grande croix de chevalier de la Légion d'Honneur. Elle organise le désordre. L'anarchie c'est l'ordre. C'est la loi du plus fort. Famille égale violence. A toute faim comblée que meurent toutes les mères. Les pères aussi. Le pain moulé n'est pas en cause. Roter ne change rien. Vibrer est violent. Vaciller sur des points discriminants développe l'enveloppement mental. Je
sens la pisse quand je prends du gras. Sans prendre du gras, parfois je sens la pisse. Comme le non-être, en sommes, en nous, le non-faire, m'habite. C'est de moi dont j'cause . De myself dans ma life comme lesblaireaux de nos jours y jasent. D'une boulangerie à l'autre je décroche leurs testicules du frontispice des Ecoles. A l'instinct, à l'instant exact, où quand comment, des nefs, des grèves et des fronts se cotisent. Ici bas, où la Terre accoste et refait le plein. Les livres livreront les vivres. Le plaisir se doit d'être partagé. Le Livre unique c'est la nique. Ici, je raconte faire le coup du poing levé en levrette. Tout mélanger. Cacher pour mieux montrer et l'inverse. Faire fondre le chocolat à faire le petit train. Rapports de forces. Temps du rythme de l'existence.
Je navigue à vue. Visibilité, dicibilité, sinon vivabilité matérielles, sont les reines des raies marines. Du cul, du rire, de la rage, des râles, de l'extrême conservation, des chattes débitées, des bites enchâssées et des terreaux pédés. Mon but est de politiser l'obscénité sinon pornographier le politique. M'imaginer libérer l'esclave qui sommeille en moi par la parole qui nous transcende. Donc, je versifie sur la grosse banane rieuse du roman de la vie suante bandée, à m'en foutre de l'accord du passé composé, et que monte cette suante jutée, pour jouir, à rêver, de me voir humer l'odeur cool du sang coulant. C'est succulent. Finira l'éjaculation précoce. Post-poux, pré-puces. Jamais contents. "C'est le consensus et tout le monde suce" (3). La précaution perce la casserole des principes des ventres pleins. Vivre tue. Tu es tu. Moi mon blaze, témoin des arguties passées de mes
ascendants, finira en batterie dans des fermes de gavage de codes, gravé en de touchantes mémoires, à ne décrire que le dive vide ou le Rien. Baptiser des morts. Pourquoi pas confesser de grandes lèvres. Foi de canard. Je décerne des noix, donneur d'honneurs, si bien que l'homonymie délie les langues labiles déguisées d'éternel, de leurs serments. Délire. Je suis ravagé, mes gosses sont rôties. Je glisse du cinquième, accroché à la barre d'un monde décalé, décalant comme un pompier. Un danger extrémiste pointe. Vous tachez vos culottes- linceuls. Vos sexes roses se sentent salis. Vous niez les keuss plastiques répandus toutpar. Une vraie Nature vous est étranger. Vous effacez vos A.R.N. Des palimpesticides vous rattrapent et vous dégomment. Mieux, vous riez du courage qu'il nous faut pour vivre, là ou là, où les arbres meurent. Alors quand ce sera l'heure, vous irez manger à tous les râteliers. Rires, rumeurs, tragiques tueries lapées par traits. Matières à chier de vos religions carbonées. Aux praticiens patriciens de les avaler. Ici, l'esprit prévôt prévaut, à l'usage. Putes, salopes. C'en est trop de croire. Vous sentez le moisi, là où le chanci, à la manière de l'offensive éponyme, nivelle le Tout, au ras de la moule. Ici pourtant j'essaie de déjouer l'en jeu, des mots. Peine perdue Nicolas. Le mythiliculteur est éleveur de mythes. Navrant, inconséquent. Envahi par les mots, débordé par la Langue. Dans l'oeuf comme une mouillette à surnager. A l'appel, fouiller l'éther, la terre, l'immondice du dicible. Patauger dans ce faux songe de nos pulpeuses inattentions ravies par de sublimes guirlandes de vomissures. Flammèches d'outrages. Amer Noël. Pisse
conscrit. Je sais savoir pourrir. Voiler ma face. Si tu savais ? Peut être prendre un dernier coup de boule ? Ouvrier. Femme voilée violée. Ne plus rien être. Être cette violence brutale. Non pas ce débordement Debordien à deux balles. Mise en danger de soi, même à tout casser. Nier l'intelligence des situations. Servile statique. S'auto-mutiler, mu. Vivre ce malaise représenté d'espace vague à lame de fond. Brise glaciale taillante. Je marche sur le bord franc d'une coupe rose de fraises à la crème, brûlé.
Je rencontre sur mon chemin des hérauts, couilles pendouillantes coites, portées en étendards. Nous nous souhaitons des joyeux Noëls de panaché-vin blanc. Déterminés à voir arriver les jours se lever plus tôt, plus longs. Je vise les zymases imagées sur leurs blasons. Au regard de quoi l'alcoolisme passif des uns tue bien moins que le tabagisme actif d'autres qui fuckent. L'obsession du sexe. L'amer du sexe. Le sexe de la mère. Ecrire dans les bars. Sans système. C'est juste du ventilement, à aérer l'aréopage aérophagique des arsouilles de la zone des suceurs de shorts. Le tee nous manque où poser la balle aux bons bonds. Balzac, rien di tout. Roboration robotisée. De place en place à prendre. Une envie gourmande de beurre, la tendance équinoxe invertie, à quérir, à chérir, ou cibler, rapiécer, ravauder, recuire. Errer dans mes travers de porc. Queer cuir, ou gay gai. Remplir ce trou. Confondu. Humanité réduite au plus simple appareil, photo. Ici j'parle de l'autre, l'autre en moi, lui, oui lui ... lui pas moi, écrire surtout, ce lui, mon lui. Perdu, me perdre. Là, soit t'avances soit tu recules. L'écrit des cris des refoulés. Il me fait mouiller. J'en jouis. Ne rien plus
penser qu'à la vivifiante acidité, comme celle d'une pile électrique sur la langue, d'une lame de guillotine qui tombe et broie la réaction. L'ombre. Un frère à remplacer. Un double je. Paradoxe de l'unique universel. Dans un vase les reflets des fleurs se nourrissent du vrai vague des ressacs des vagues et des replis de vase. Du recours d'un oubli de esses, aussi. C'est dire l'ambigu. Genre haïku-cul la praline. Paradigme de secret de famille. Réflexion d'ego de gogo à gogo. Le papier peint, dépeint des plaintes. En être pin-pin. Fils de l'épaisse épée
des refoulés. Cette parodie de texte décrit physiquement l'exquise infamie à l'être. Prosodie futile, habillée de fourrures de belette, vison, castor irradiée de ratures, issue d'un sérail d'on ne sait où. Je prends note. Le 115 me ramasse. Ris, papier de riz. Bordées débordées. Haubans. Voilures. Je me prends pour le prince du désert des babas aux rhums mais parfois ma datte péremptoire me dépasse. Je zappe. L'auto- victimisation par auto-conviction est une auto- manipulation de l'auto-complaisance. J'en suis conscient. Zozo, je suis au zoo. C'est rassurant. Je crache. C'est une chute. Je lâche un pet. Au chaos, au cas où. Un génie se joue de la ba-balle. Peau d'balle baltringue. Je me remplis de bière. Cara al culo. La mère ta pute. Immondices. Merdes. Ma mère la pute. Lettres êtres. Monaco, Banyuls, Kronenbourg, kir, demi, distingués, fillette, les bonnes années ce sont de beaux voyages. Des trips délirants, des trajets tangentes de paysages- manteaux en laits-fraise. Menthes à l'eau mentales. Grossir, faire du gras. Affaire de découvrir les lieux à
vivre, en outre. Boulimie, anorexie. Méprise de soi. Au fond l'intime se donne à la vérité subjective par la transe du verbe. La transparence, prégnant poncif contemporain, n'a pas lieu d'être. Du hors cadre du simulacre naît cette littérature fruit d'assommantes assonances. Dans les limites de l'au- delà sans s'en prendre radicalement aux maux, non sans essuie en papier, comme un miracle se vit. Sillons de dialogues, traits d'union. Arcs de triomphe. Jouer des structures doucement, transfigurer l'intérêt de la drague, de la drogue, des dagues, des dogues dingues et des dingos dignes, sciemment. Sauf le vent, sauf le fou, sauf l'Autan, ce vent des fous. Déraciné, à l'enfance perdue. Sauf la pop des septante, sauf d'apprendre à pratiquer la bicyclette dans le bois de Vincennes. Du bout des lèvres. Ecriture animisme. Mimique du divin. Mimétisme. Transfert. Vie de rêve. Verre devin. A l'enseigne du postillon, écrire ces conneries d'enfants sages, c'est offrir son tribut comme qui paie sa tournée. A chacun sa dose, le diabolo tourne. A dessein boire au calice comme, en en cent, boire des billions de St.Emilion de tous les millénaires crétins. Tel cet ami, ce tyrannique Tony, involontaire jouet de toniques tanins.
C'est    dire.    C'est    toujours l'antépénultième. Le dernier coup est toujours trop triste. Toujours trop trop pour se finir. Se fondre. Facile. Finir lynché, trempé et frappé par les fraîches thermies du contenu givré d'un seau à champagne jeté par la patronne. Me calmer, non. Je refuse d'écouter le faisandé ramassis d'inepties analgésiques, du sac à vin farci comme un Perse assis à mes flancs, plutôt que pousser ce cri qui tue, tombereau de biles, fiels, mauvais esprits, servi si
souvent en pareil cas, qu'on se ressasse, qu'on vomit à l'encan, sans penser qu'il implique nous faire faire exploser la tronche trash en tranche, par un direct direct parodontal du patron. A la porte. Déclive la pente à vous rendre horizontal, haletant, horizontal à l'envers, horizontal de travers, épuisé groggy.
Je me sens humide, pourtant je résiste à l'envie de sucer le keum qui me touche la bite. Aller, viendre et revenir de tout, tête bêche. Rire. Se taire, répondre, dire oui, penser non. Etre ce petit cul offert au monde que nous sommes toutes. Ravalées au rang d'objet. Refaire le monde. Rester stoïque. Saler le laisser faire en salaison, plisser les narines, oublier qu'il me prend. Qu'il me remplit. Qu'il m'abîme. Qu'il me rabaisse en habit sale. Elle, c'est pas mieux. C'est pire. Monde social somme des névroses intra familiales. Soumission au père. Soumission à la mère. Soumission au pouvoir. Soumission au sexe. Infantilisation source de renoncements. Touche pipi pornographique généralisé. Le sexe comme dernier refuge. Obscénité organisée. Saucisseke et fritkot. Braises ardentes d'une baise. Me branler. Trouver un amant. Ecrire c'est revivre déjà mort. A la terminaison de mes nerfs optiques se focalisent les spires d'une spatiale dérive. Entretien du dire, vu et revu. Images inouïes qui font sens. Licences. Contre Réalisme. Ecrire est voyager. L'utile, l'agréable, d'une bouillie de langues ruminées d'autant, tend les reins ou la croupe, le cul et l'envie de la lui fourrer, aller retour aller retour. Au fond, fondre fébrile des fesses et m'escrimer par goût de l'engourdir à coups de caresses. Le parlé me trahit. Vendre les meubles. Les belges ni sont pour rien. On en reviendra. Manger des
moules. Lécher les couilles du cuistot. Porter des baskets immondes. Ne pas rêver en vrai. Fermer sa bouche, cacher ses dents, fort faire, faire fort gelant. Une oeuvre contre l'académie. Aveugles ceux qui ne veulent pas voir. Se nourrir du pas lourd des geôliers. Construire cette sorte de claire obscurité parce qu'elle révèle le double du doute. Tondre des tondues. Accentuer la geste rend prolixe en mots mortels. Claviardage. Etre prisonnier du ressenti tacite des truies qui nous entourent. Drache, gaufre. Judoka, parka. Ecouter d'la zik. D'un trait de plume revivre la scansion, la rupture, la rythmique, la rive de la rivière, oublier que l'humain est trop con. Me tailler, fuir, rompre, sabrer, disparaître, détaler, consommer de stupéfiants stupéfiants. Me perdre. Ne
plus s'asseoir, galoper au bout du bout du bout du trou du cul du monde, faire la folle. Se sentir fol. Un michton, une vrai pute. Un hymne. Une heure, du matin. Mon frère mort remblaie les restes d'une fin de fêtes de pédérastes, enferré dans l'exquise infamie du raisonnable d'être resté inconscient. Un chariot de cul de jatte se fixe au temps. L'instable de la démence imagine un autre enjeu bien réel. Le risque l'appelle et la solitude rend subtil au quotidien. Je triche. Pour être seul à mon propre enterrement. La bière y sera quelconque, parcequ'en kit. Seulement perturbé par la couleur du masque, sauf à être becté, en baby blues. J'assiste, obéissante, à la tenue de l'assemblée plénière des marges des franges des périphéries finies fumées des frasques fresques épiques de groupes extrêmes. Mollement. Je m'y perds. Chez eux je bois du café et ne fait rien d'autre que de remettre en cause
mes engagements de fin d'année. Heureusement. Je perds mes souliers. De mouille mouillé, la chatte chaude, émoustillé par des horreurs qui me pourrissent l'esprit, j'ai de ces envies de meurtres nécessaires sacrificiels sanctifiés rituels. Pour finir par vomir, de crachats en rôts, de nuits de débouche en détrempe, en rebouche. Une mène à rien. Bouffées de chaleurs. Bouffées délirantes. Bouffées de nourriture. J'avale un pistil singeant le flegme fêtard d'une torpille le long d'un étier tari, quand un pétale dépoitraillé complice, prompt à se dénoncer à tous propos, rapport au vol de délices du jardin d'Eden qu'il a dévasté, se dresse à la façon d'un mythe mou pour me procurer, par le rythme mimé de vains va et vient, un viatique vrai, vraiment nourrissant. Du vin de messe, du vin de messe criais
je ! La signature singulière marque statutaire de la statique statuaire antique, raflait la mise, mise entre parenthèses. En tutelle, mais détachée du halo écarlate qui la prostituait naguère, elle était finite à l'eau du quai de Javel. Barbarisme et banalité font parfois bon ménage loin du choeur. Etait-ce vraiment un humain qui marche à mes côtés, au nez duquel pend un paon de mûre, rescapé d'une pandémie à occire dix mondes, ou bien un spectre, clone de réclame de publicitaire importun inopportunément blindé de tunes, qui joue à Lomme à la pétanque. Doutes d'Août. Clauses de résilience, chances de survies, clauses combats. Accords déviants. Bettes, bottes, choux, clameurs, carnages, cassettes vidéo. Voire voir, s'essayer au surf, être Eva naissante. Pesanteur maline et rusée. Je suis de celles-là. Issu d'une marée de flux. Par automaticité méthodique normative et réglée des menstrues.
Scrupules crapuleux. Je pleus, je vente, je neige ici et là. Vomir la croyance en le réel. Procéder du sexe d'elle. Etre tendu, étendu auprès des suaves rondeurs d'un membre rompu au coït, suspendu dans le luxe des cris qu'il pousse à l'éjaculation d'une mesure de semence stérile. Ionisée elle dévoile de rares complexes chimiques à se chier dessus, loin de l'anecdotique de la correspondance de métro qu'il entretient avec moi. Prophétiques périodiques, comptes rendus d'annales chroniques. J'aime ramollir les chairs du tendre. Mes mollets trinquent, puis le creux des reins et s'ils roulent sous la table c'est le pompon. Mes tempes, à demi dénudées s'ingénient, génuines, survoltées, à vire- volter en de tant de voltes-faces à dix temps, qu'au final jouer du jazz est hard-core. Mes jambes, ou mes viscères mentent comme des mentors, mais raffermissent mes fesses comme mes cuisses. Avoir des principes à négocier. Je picole de l'eau plate. Je me mens à moi-même. Je n'aime que moi, mon p'tit iench, comme ma tante au camping. Une mauvaise note salée. Un caca wet. Le pipi hollistique du parlé bébé des cailleras. Accélération du temps de travail. Laver Maria. Replay, delay, time, fight. Anglais, angle mort sans article. Je viens d'une phrase, d'une maladresse, de mèches de cheveux de chevaux de traite. Le mystère en face à face. Je m'ensanglante le gland à me chercher. Gènes ferments de l'inégalité. Astres du sens commun, vitrines de l'absurde, conséquences du froid, je vous écris cette suite de rendus, au fil de rêves transits, alcoolique. D'une petite frappe à la machine, fébrile fixe attitude désaxée, autours de dessins de stases crèves coeurs. N'étant
vraiment sûr de rien je m'inscrit dans le temps. Instable esprit. Réveillé, aux sels, à la fragrance d'aisselles souillée, repris de justesse, débordé par les dérivés de migration de clameurs du monde- monde. Je bois cet immonde Brouilly à m'embrouiller le mépris de l'ostensible. Chiche. Pas quitte d'attendre le retour des muses, pour garnir l'omelette garnie augmentée d'un pavé de quartier Latin, sauce au keuf, que je cuisine. Je mouille. Au marin de préparer la biture. Une marine à l'huile au mur, des pommes aux harengs sur la table. Ici je me rends compte du manque de ce que j'écris. Affligeante écriture absconse, incohérente, inutile toile de fond cirée. Faciles digressions. Sibylline littérature alcoolo- poétique. Tact touché terriblement tactile. Toujours en échec à jouer aux dames. Faire des réussites. Voter pour une république vinicole ascendant brassicole. Cypressoïde éruption. Pectines comme rapines. Vas y rapeuse tapine... /

Être machine
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note : 006_… s’adapter à la machine telle est la loi du cyber espace … /

archaïsme
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note : 005_… trop trop bien, j’en reste à me tordre de rire à me délecter de cette ruée humaine qu’est l’émeute en banlieue. Si j’avais quelque chose à dire je le dirai, mais l’heure est à l’invective, aux sarcasmes sinon aux cris de désespoir, pire à l’insulte. Clanique, vengeresse, c’est le lot du prolo. L’individu divisé commun que nous sommes se nourrit du ressentiment de la frustration terminale ou totale qu’un Hongrois naturalisé naturalise à en faire le construit de l’époque à vivre ici. Karcher et autres marques déposées comme le Molotov ne seraient rien sans l’humain qui en détermine la course. Complaisamment les jeunes gens de Villiers le Bel auront fait la démonstration de leur courage, d’un sens de l’à propos martial et plus que tout de leur volonté de bien faire la guerre. Ils vont à la baston comme leurs pères au chagrin, c’était sans comprendre que le jeu mortel auquel le système les conduits se résume à jouer leur rôle de classe dangereuse … /

cohabiter d’avec le vide
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note : 004_… s’agglomérer à la multitude mutante du sur-flot du non-extraordinaire « quart d’heure de célébrité » narcissique de l’auto-exhibition sur le réseau des réseaux, virer, errer, n’avoir aucun cap, et, inspirer une bouffée de glace sans tain … /

surfer sur le vague
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note : 003_… se perdre de pages en pages … / 

reunion lundi
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note : 002_… tenter, décrire l’existence anonyme de l’anonyme lui-même … /

débroussailler
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note : 001_… devoir débroussailler et inclure du code … / 





 
LA PRODUCTION  


2009-2013 ... mon ultime achat est un mac mini dont je me sers exclusivement pour les exhibitions in vivo de mixages visuels par l'entremise d'un contrôleur midi dédié Numark, géré par une version fermée de Arkaos VJ.

 
2007-2013 ... mon deuxième ordinateur est un G5 quadri processeurs acheté reconditionné directement par le net chez Apple. Rien à dire. Il fonctionne parfaitement. Je l'ai boosté avec 32 Go de Ram et Deux disques durs de 500 Go au lieu du 250 Go d'origine. C'est tout.

 
2007-2013 ... ma quatrième caméra est mono ccd, toujours à cause de la monnaie. Encore une DV pour rester compatible et lire les K7. Cette fois ci elle évolue en HD 16/9 natifs. J'en fait l'acquisition avec un nouvel ordinateur, avec l'argent de la vente de mon appartement. Entre autres choses, Amanda ce voilier de six mètres que j'ai fini par donner à Ulysse ou ce local commercial renommé Ex Shop qui est devenu mon camp de base ...

2001-2007 ... mon tout premier ordinateur, est un PowerBook G3 cadencé à 500 Mghz avec lequel je m'initie au montage video informatisé. Je découvre le montage non-linéaire au travers de l'usage de i.movie. J'utilise toujours ce logiciel pour sa facilité d'utilisation, adapté comme un gant au montage cut dont j'use et abuse. Actuellement j'en reste à la version livrée d'origine par Apple avec MacOsX.6 qui supporte la HD 16/9 mais qui n'est pas intuitive à la con comme les dernières livraisons gadjetisés pour téléphones "intelligents". 

 

2001-2007 ... ma troisième caméra est encore mono ccd et c'est une DV et donc enregistre avec un codec numérique le résultat de la prise de vue. J'ai pu me l'offrir ainsi que mon premier ordinateur comme mon voyage en Nouvelle Zélande, grâce à l'argent laissé par ma tati lors de son décès. L'optique de la caméra finira par avoir lui aussi un impact. La partie enregistrement finira H.S malgré la réparation du module de commande. 

 
 
1992-2001 ... mon premier outil de montage sera un magnétoscope VHS de salon Thomson. Je me forme à l'édition vidéo en allant la nuit avec mes pôtes inscrits à la Faculté apprendre à utiliser des bancs de montage U.matic ou en participant au montage d'un film documentaire dont j'assure la production exécutive. Mes premières réalisations personnelles sont des clips, ou du montage d'archives. La Demo des Beurres et des Ordinaires pourra sortir enfin.

 
1992-2001 ... ma deuxième caméra est toujours mono ccd. C'est un caméscope V5000 Hi 8 que j'achète à un blairot d'expatrié qui revient du Golfe Persique dans l'effervescence des préparatifs de guerre. Le prix est correct. La tête de lecture et d'enregistrement est à changer. Le con avait laissé moisir une K7 dedans.  Une caméra d'épaule c'est le must. Tu ne bouges pas en bougeant. Cinq ans intensifs de tournages montages sans problèmes, scotchée elle aussi sur un casque de moto dans les Beurres et les Ordinaires. Elle s'habitue à l'impact sur l'optique suite d'un trauma dont je ne me rappelle plus l'origine. Actuellement la partie magnétoscope est naze mais la partie caméra est recyclée en banc titre avec effets en temps réel old school donc "vintage".  

 
 
1988-1992 ... voici ma première caméra vidéo, V8 mono  ccd, ce qui se faisait de mieux pour amateur à l'époque. On me l'a donnée. C'est l'ami d'un ami qui me l'a prêtée pour filmer en temps réel un "happening", à l'occasion duquel j'enterrais des peintures sur bois de moules dans le sous sol en terre battue d'un bar de Toulouse. Mais je devais ne plus revoir l'ami de l'ami, malgré toutes mes recherches. Qu'il en soit remercié à vie. Elle me permit d'expérimenter. Ce qui m'a conduit à enregistrer des plans fixes de trois heures, pleine bande en V8, où la première fois avec l'aide du hasard, je captai l'animation d'une rue en travaux de 11:30 à 14:30 et qui devait m'amener à sentir l'importance du son par le fait même d'exprimer l'in-vu. J'ai organisé un faux vernissage d'exposition, où le dispositif  était tel que la caméra filmait l'escalier unique et son débouché dans la salle, avec au millieu du cadre comme entravant le passage une palette de bières bon marché, quand à la base de l'image, en frise se brassaient les invités. Le temps d'écluser le stock, l'affaire était faite. En 1991, je rencontre Les Beurres et les Ordinaires qui me dépucèlent en mode art-total style Wagner trash. A cause de mon désir d'appartenir à ce groupe, je m'incruste et m'improvise vdéaste-performer, ma caméra comme prothèse, juchée scotchée sur un casque de moto, à filmer l'étendue de la vitalité sourde de l'humanité dans la catastrophe infinie et brutale. Il n'est pas question de montage pour le moment tant il n'est même pas pensable de m'offrir un bon magnétoscope VHS.  







 

... l'important c'est pas d'en avoir une grosse ou une petite, c'est d'avoir des ovaires ou des couilles précisément ...


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